Fontaine L'Echaud

Le quartier de l’Echaud est probablement l’un des plus originaux et des plus intéressants de la commune de Bex. Son positionnement géographique déjà, pas très loin du centre, mais aussi partiellement sous la falaise de la propriété de Szilassy... Pour y accéder, une petite ruelle pavée, la dernière de la localité, puis deux fontaines côte à côte, l’une avec la date de 1909, l’autre de 1923.

La première, celle de 1909 évoque une période de transformation des habitudes. Un bassin se trouvait de l’autre côté de la route principale, au bord de l’Avançon, et les animaux s’y désaltéraient. Mais avec l’arrivée du train, qui deviendra le BVB, le Bex-Villars-Bretaye, la cohabitation de la circulation et des chevaux devenait trop difficile.

Pour trouver un endroit où installer une nouvelle fontaine, la commune a acheté une parcelle, à l’arrière du restaurant d’un certain Emile Cherix, dans le quartier de l’Echaud. L’affaire ne fut pas simple. Les deux parties n’étaient pas d’accord sur le prix du terrain. La Justice de Paix s’en mêla et l’on trouva finalement un accord.

On pourrait imaginer que l’autre fontaine, celle de 1923, est la suite normale de la première. En fait, non. Renseignement pris, cette fontaine porte la date de naissance d’un Municipal et d’un Syndic du siècle dernier, Albert Roux et Aimé Desarzens, nés tous les deux cette année 1923 et qui installèrent cette fontaine, par un joli clin d’œil à l’histoire, vers la fin du 20e siècle.

L’emplacement de cette fontaine de 1923 ne doit rien au hasard. Le Municipal Albert Roux n’était autre que le propriétaire (avec toute sa famille) de la fameuse Maison Tavelli, la plus vieille habitation de Bex, datant de 1563 et bien reconnaissable avec son balcon, sorte de loggia, du premier étage. Derrière cette maison se trouve une place communément appelée la cour des miracles.

Un mot sur la falaise qui surplombe le quartier. Les abords de la propriété de Szillasy (où se déroule, rappelons-le, l’exposition Bex & Arts) menace depuis toujours le quartier de l’Echaud. En 1875, un propriétaire reçut une somme de 400 francs pour le déblaiement d’un bloc de gypse qui se détachait. Au début de ce 21e siècle, les autorités locales continuaient à avertir les habitants de l’Echaud, les invitant à prendre des mesures de protection.

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